Restauration de Meubles

- Les styles -

Caractéristiques du style Louis XV

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Ciseau à bois


LE LOUIS XV

Louis XV 1723 - 1774

          Louis XV régna de 1715 à 1774, mais le style qui porte son nom ne comprend qu'une partie de son règne. Il se situe de la mort du Régent en 1723 à 1750. Il se place donc entièrement dans le deuxième quart du XVIII ème siècle. Louis XV vécu 27 ans au milieu d'un style qui devait porter son nom et 24 ans dans un style qui portera le nom de son successeur dans la postérité.

Caractères du style

          Le style Louis XV est un style original, les artistes ne s'inspirent plus de l'Antique, ils recherchent des formes nouvelles. Les portiques à colonnes sont en principe abandonnés. Les fenêtres ne s'étagent plus comme dans la Renaissance, mais elles se supportent l'une l'autre par un effet de décor finement sculpté qui les relie. Leur linteau est en plein cintre, quelquefois coupé de contre-courbe ou d'une partie méplate. Comme sous la Régence, la réaction contre le style pompeux de Louis XIV continue, alors tout devient gracieux, élégant, féminin. Cette époque n'a guère vu de construction de Château. On recherche toujours l'intimité dans les petits hôtels particuliers, construit en pierre blanche. Citons : l'hôtel Matignon et l'hôtel Peyrenc de Moras actuellement Musée Rodin, tous deux rue de Varenne à Paris. En urbanisme, la place Stanislas à Nancy est une merveille d'architecture et de ferronnerie.

L'ornement en architecture

          L'ornement fait corps avec l'architecture. Consoles et agrafes semblent vraiment avoir une nécessité dans la construction et c'est là un principe rationnel de décoration.

Moulures: la section de la moulure est composée de courbes gracieuses, le bec de corbin est fréquemment employé. Dans leur parcours elles sont entrecoupées de contre-courbes et de ressauts, certaines courbes se terminent parfois en volutes.


Profils de moulures Louis XV
Profils de moulures Louis XV


          Coquille : la coquille ajourée du style Régence est toujours l'ornement en vogue.

Rocailles : cette coquille a donné naissance à des coquillages compliqués que l'on a nommés "rocailles". Cet ornement a été employé en telle quantité que le style Louis XV a souvent été désigné par "style rocaille". C'est donc l'ornement caractéristique de ce style. Les rocailles revêtent deux caractères différents : tantôt on les trouve excessivement tourmentées et asymétriques tantôt l'ensemble est symétrique et l'on trouve une asymétrie seulement dans le détail. Beaucoup ont vu dans ces deux caractères deux époques différentes, il n'en est rien, ces deux interprétations ont vécu parallèlement et dépendaient du tempérament des ornemanistes. N'oublions pas que cette époque est une période de liberté artistique, réaction incontestable contre la dictature des arts exercée par le Brun sous Louis XIV. Les agrafes sont composées de rocailles de coquilles ajourées, elles peuvent être agrémentées de mascaron, de tête de femme, de fruits ou de fleurs stylisés.

Architecture intérieure

           L'architecture intérieure dépasse encore en originalité l'architecture extérieure. On y constate une recherche de confort, avec un maximum de commodité, les pièces sont gaies et créent une atmosphère agréable pour une vie intime. Dans la plupart des hôtels particuliers, on trouve : galerie, anti-chambre, chambres, salon, salle à manger, cette dernière de création récente, apparaît de plus en plus. Les architectes décorateurs les plus réputés sont Boffrand et Oppenord, ce dernier participe à l'évolution du style Rocaille, mais c'est Meissonnier l'ornemaniste du Rocaille le plus hardi. La grande innovation du temps est le lambris sculpté et peint aux couleurs délicates : blond, gris perle, vert d'eau, lilas, rose, jonquille, avec des filets de couleur. Ils sont aussi quelquefois peints en polychromie chinoiseries, singeries, turqueries en ornent les panneaux. Les corniches sont de simples gorges décorées de rocailles, d'oiseaux, de fleurs. Le plafond est blanc, décoré en son centre d'une rosace. Les dessus de porte sont souvent ornés de peinture colorée comme le sont les oeuvres d'un Boucher ou d'un Watteau. Jamais les lambris n'ont été plus élégants. Ils renferment placards et bibliothèques. De fausses bibliothèques avec de faux livres dissimulent quelquefois des portes secrètes. Les lambris de Jacques Verberckt sont remarquables par'leurs sculptures délicates. Les cheminées restent comme elles ont été conçues par Robert de Cotte au début du siècle, elles sont en marbre ou en bois ornées de moulures, de coquilles et d'agrafes. Le manteau est orné d'une glace souvent surmontée d'une peinture. La console de bois sculpté est assortie aux lambris, elle est placée sur un trumeau et surmontée d'une glace. Elle est souvent en vis-à-vis avec la cheminée.

Corporations des travailleurs du bois

          La distinction devient plus nette entre menuisiers et ébénistes. Les menuisiers construisent tout ce qui est en massif (sièges, tables). Les ébénistes exécutent les travaux recouverts de bois de placage. Les menuisiers construisant les lambris sont d'une adresse remarquable, seuls ils font partie de la corporation des menuisiers-ébénistes. Ils ont le droit d'après les règlements corporatifs, d'exécuter lambris et meubles. De cette corporation, il nous est parvenu les noms de Nicolas Duval et Ménageot, qui a, comme collaborateur Roubo, l'auteur de l'art du menuisier.

Vers 1750, menuisiers et ébénistes parisiens doivent estampiller leurs oeuvres. Beaucoup ajoutent à leur estampille une marque de jurande ME ou JME. Des privilèges sont toujours accordés, ils placent certains ouvriers en dehors des règlements corporatifs : les descendants de Charles André Boulle sont logés au Louvre jusqu'en 1754 ; ils continuent l'oeuvre de leur père. Cressent fut surtout l'ébéniste de la Régence. Oeben est élève des fils de Boulle au Louvre. Gaudreaux fut l'ébéniste de Louis XV de 1726 à 1750, ses marqueteries géométriques sont remarquables, Latz est l'ébéniste privilégié du roi en 1741. Joubert est maître en 1749. Il est ébéniste du roi en 1763. Riesener est maître en 1768, s'installe à l'Arsenal. Il termine le bureau du roi, mais sera surtout l'ébéniste du style Louis XVI.

Fabrication et matériaux employés

          Les menuisiers et ébénistes du style Louis XV ont le souci d'une très bonne exécution. Les bâtis sont toujours en chêne, recouverts de placages assez foncés au début, puis le goût va vers des teintes plus claires en avançant dans le style. On distingue trois dispositions de placage :

1) placage en frisage

2) marqueterie mosaïque

3 ) marqueterie fleurs

Les placages sont sciés dans le fil du bois pour les frisages et les fonds. Boulle avait déjà exécuté des marqueteries de fleurs, mais sa palette était réduite aux bois indigènes. Les ébénistes de Louis XV augmentent le nombre de leurs valeurs avec tous les bois coloniaux ; la gamme est alors infinie ; ils donnent un modelé à leur marqueterie en ombrant certaines petites parties de bois au sable chaud ou aux acides. Afin de donner encore plus d'effets à certaines parties de la marqueterie, les bois sont sciés perpendiculairement aux fils, c'est à dire en bois de bout, le dessin du bois est formé alors par les couches concentriques. Il est scié également en biais par rapport au fil du bois, le placage est dit débité en "saucisson". Les couches concentriques forment alors des ellipses concentriques. Les bois les plus employés sont les palissandres, le bois de rose, le bois violet (dit bois de violette), l'amarante. Les acajous n'apparaissent à Bordeaux que vers 1725, mais ne sont utilisés fréquemment que plus tard. L'ébène ne sert qu'à la confection des filets ; il est souvent accompagné d'un filet en citronnier de même largeur. Les bois indigènes les plus employés sont le merisier, l'érable, le sycomore. Le houx sert à la marqueterie. Les meubles simples sont en noyer ou en merisier. Les sièges sont en hêtre ou en noyer. Les meubles massifs sont en chêne, en noyer, en merisier ; l'acajou ne se vulgarise guère avant le troisième quart du XVIII ème siècle. Une autre grande innovation de cette époque fut d'abord l'emploi de laque de chine sur le meuble. Par la suite on envoya directement les carcasses des meubles en Orient pour les faire laquer.

Enfin vers 1748, les frères Martin trouvèrent un procédé pour imiter ces laques, au décor or sur fond noir. Dans les laques d'Extrême-Orient, de Chine ou du Japon, on distingue :

          - les laques de Coromandel dont les laques multicolores cloisonnées sont exécutées dans la province de Coromandel, sur la côte orientale de l'Inde. - Les laques à fond noir et décors or.

          - les laques à fond rouge vermillon et décors or.

          - les laques à fond blanc et aux décors de couleurs discrètes. Les marbres sont très employés pour les dessus de consoles, de commodes et même de meubles divers. Les plus communs sont : le marbre de Rance, la griotte de Flandres la brèche d'Alep, la Brocatelle, le Sarrancolin, le Campan et la brèche violette sont utilisés pour des meubles luxueux. Ces marbres sont en principe débités assez épais. Ils sont en saillie sur le meuble et en épousent le contour. Ils sont généralement ornés d'une moulure en bec de corbin, surmontée d'un petit cavet.

Caractères du mobilier

          Le meuble Louis XIV tel qu'il était conçu par Boulle a toujours ses adeptes, mais on ne trouve guère ce genre que pour des pendules ou des coffrets précieux. La forme générale du meuble, sous la Régence, a toutes les faveurs ; les façades sont galbées dans les deux sens et même souvent les côtés. Le meuble prend cependant de la légèreté en épurant ses formes. Le pied Louis XV est très étudié, très élégant, sa forme cambrée vue sur deux faces, doit donner une gaine vue sur l'angle. Les placages forment des jeux de bois en frisage.

On distingue deux sortes de marqueterie :

          - les mosaïques se composent de damiers, de cubes, de losanges de polygones à quatre lobes, de chevrons.

          - les tableaux de marqueterie sont des panneaux de fleurs, de trophées, des perspectives d'architecture avec personnages, des paysages d'inspiration orientale. Les encadrements épousent la forme générale des bronzes. Les poignées de tiroir et entrées de serrure sont posées sur des surfaces de bois généralement foncé destinées à les faire valoir et épousent également leur forme générale. Les bronzes sont de véritables ornements, protégeant toujours les parties exposées aux coups mais ils ne constituent plus, comme avec Boulle, des renforts d'assemblage. Une autre particularité des meubles de cette époque, réside dans les nombreux secrets et les mécaniques compliquées munies de ressorts qui font que certains tiroirs intérieurs ne peuvent s'ouvrir qu'en manoeuvrant un taquet invisible, ou une autre partie du meuble.

Ornements du mobilier

          On retrouve sur les lambris et le mobilier les mêmes ornements qu'en architecture : coqui les ajourées, rocailles et agrafes. Du style Louis XIV nous retrouvons les quadrillages à rosettes. Du style Régence, les têtes de femme dites "Espagnolettes". Les angles ne sont jamais des angles droits, ils sont arrondis par des courbes concaves ou convexes, en forme de croissant, ou encore,garnis de contre-courbes à volutes. parfois dans le motif central du haut des panneaux, les moulures deviennent subitement plus larges et sont ornées de rocailles, puis elles se rétrécissent pour se terminer en volutes. La Cartouche ailé est un motif central, il est orné de trophées, carquois ou fleurs ou de scènes champêtres. Les chutes de fleurs sont accompagnées de petits feuillages. Les rosaces aux formes déchiquetées et toujours asymétriques s'inscrivent dans un cercle ou un ovale. Le commerce pratiqué avec les Indes amène la mode des motifs orientaux: chinoiseries, singeries,turqueries, animaux fantastiques, dragons. Les peintures de Boucher, de Watteau sont très en vogue et ornent souvent lambris et même meubles. Ce sont des scènes champêtres, mythologiques, prenant des aspects de rêves accompagnés d'anges.


Caractéristiques des dossiers de fauteuils
Caractéristiques des dossiers de fauteuils


Caractéristiques des ceintures de fauteuils
Caractéristiques des ceintures de fauteuils


Mobilier de l’époque

Bureaux
          - Le bureau plat est très en vogue. IL a en principe trois ou cinq tiroirs et possède souvent des secrets. Le dessus est chantourné de courbes et contre-courbes, son chant est garni d'une moulure bronze. Bureau dit "Capucin". C'est un bureau de Dame, souvent aux multiples secrets. Le dessus est composé de deux panneaux, l'un se rabat pour former tablette à écrire, l'autre libère un gradin ou serre-papier qui surgit du corps du meuble, sous l'effet d'un ressort. Des secrets libèrent des tiroirs latéraux. Ce meuble caractérise bien les recherches mécanique : de nos ébénistes du XVIII ème siècle.


Bureau plat Louis XV
Bureau plat Louis XV


Bureau à cylindre
          - En ouvrant le cylindre, souvent mû par un secret, une tirette vient en avant donner à l'emploi du bureau, plus de confort. Souvent certains tiroirs ou cachettes intérieurs ne sont libérés que par des secrets.

Bureau à dessus brisé
          - Dit de nos jours "bureau dos d'âne". Il apparaît vers 1730. Le dessus placé en pente, ferme un serre-papier fixe muni de petits casiers et petits tiroirs. Cet abattant ouvert vient reposer sur deux petites tirettes placées en ceinture et forme ainsi tablette à écrire. Les deux tirettes disparaissent par la suite et sont remplacées par deux compas qui maintiennent alors l'abattant dans une position horizontale.

Chiffonnière
          - C'est un petit meuble qui a la forme d'une table de chevet. Il comporte sur la façade une tirette placée sous le dessus, un faux tiroir et deux tirettes. Un tiroir écritoire placé à la hauteur du faux tiroir, s'ouvre latéralement.

Commodes
          - C'est un meuble très en vogue au XVIII ème siècle. On en trouve des exemplaires très variés. La plus appréciée à cette époque est la commode à deux tiroirs sur des pieds cambrés assez hauts. La traverse du bas perd son chantournement en arbalète de la Régence, pour prendre une forme ondulée, un motif en bronze ciselé en orne la partie médiane appelée "tablier".


Commode Louis XV
Commode Louis XV


Consoles
          - Ce meuble fait partie des lambris et nous en avons déjà parlé dans le chapitre "architecture intérieure". Il se prêtait bien aux formes rocailles et à l'asymétrie alors en vogue. Comme dans le pied Louis XV, sa vue sur l'angle doit être gainée.

Encoignures
          - Ce sont des meubles triangulaires en vue de dessus, destinés à garnir les angles de pièces. Leur face galbée ou simplement bombée est fermée d'une porte ou laisse apparaître des rayonnages. Ils sont souvent surmontés d'une étagère. Ces meubles sont en principe exécutés par paire. Meubles d'appui à vantaux.

Pupitre à casier
          - C'est un meuble pour écrire debout. Par la suite il sera muni d'une mécanique et le pupitre devient ainsi mobile.

Rayonnage
          - C'est un meuble peu profond, sans vantail. C'est quelquefois un meuble d'encoignure.

Secrétaire
          - Ce meuble est encore une des belles créations de cette époque. Il apparait vers le milieu du siècle. Elégant, au galbe discret, il comprend une partie haute destinée à écrire, l'intérieur est garni de casiers et tiroirs souvent munis de secrets. Le bas est fermé par deux vantaux comportant des tiroirs intérieurs. D'autres fois les devantures de tiroirs sont apparentes sur la face.


Secrétaire Louis XV
Secrétaire Louis XV


Serre-bijoux
          - C'est un coffret ouvrant sur la face et sur le dessus. Le couvercle du dessus est souvent garni d'une glace intérieure. La face s'ouvre par un petit abattant de secrétaire. L'intérieur est aménagé de petits tiroirs à secrets. Ce coffret est posé sur une petite table aux pieds cambrés avec un tiroir en ceinture.

Servante
          - C'est une petite table roulante destinée à assurer un service discret. Elles est munie de tablettes et de casiers en étain pour les bouteilles.

Tables
          - A cette époque les tables sont multiples. Les ébénistes conçoivent les tables spéciales à toutes les occupations de la vie courante.

Table à café
          - Petite table genre chevet, avec un dessus en porcelaine, destinée à prendre le café. Il en existe de splendides au Musée du Louvre et au Musée des Arts Décoratifs.

Table de toilette ou coiffeuse ou table à poudre
          - C'est un petit bureau dont le dessus s'ouvre par trois volets. Celui du milieu est garni d'une glace intérieure et une fois ouvert les pivots coulissent dans une rainure afin de permettre le déplacement en profondeur de la glace. Les deux autres volets s'ouvrent latéralement et découvrent des casiers gainés. Sur la face sont disposés : des tiroirs et une tirette. Les coiffeuses d'homme sont plus importantes que celles de dame.

Table coiffeuse
          - Son plan est en forme de coeur. Le dessus se soulève et est garni intérieurement d'une glace. Deux tiroirs en ceinture s'ouvrent à pivot.

Table à écrire
          - C'est une petite table comportant un tiroir et une tablette tirante pour écrire. Souvent une partie du dessus se soulève pour former pupitre et forme ains la table liseuse.

Table de chevet
          - Ce sont de petits meubles faciles à déplacer, comportant tiroirs, vantaux ou fermetures à rideaux quelquefois les trois. Le dessus est souvent en marbre encastré sur trois côtés, le derrière et les côtés du meuble formant une galerie sur trois côtés.

Table à ouvrage
          - C'est une petite table dont le dessus se soulève pour laisser apparaître des casiers. Le dessus est garni d'une glace intérieure, En façade : un faux tiroir pour compenser la profondeur des casiers, une tirette gainée et souvent un tiroir latéral. Cette table comporte toujours une tablette entrejambes. Elles peuvent être de plan rectangulaire ou en forme d'haricot, dites aussi forme rognon.

Table d'accouchée
          - Cette table est composée de deux tables s'emboitant exactement l'une au dessus de l'autre. Celle du dessus est à pieds courts et sert à lire et à manger au lit. Elle peut comporter un pupitre.

Table à jeux
          - Chaque jeux avait une table qui lui était destinée : la table tric-trac a un dessus réversible qui servait d'un côté aux jeux de cartes, de l'autre au jeu de dames. La table de piquet sert à jouer au piquet. La table de brelan est pentagonale ou ronde. La table de Try est triangulaire.

Lits
          - Le lit à la duchesse apparaît vers 1740, le ciel est suspendu au plafond. Le lit à l'ange à les mêmes caractéristiques que le lit à la duchesse, mais les rideaux sont élégamment retroussés. Le lit à la polonaise apparaît vers 1750, il est souvent à trois dossiers et supporte un baldaquin en dôme avec des rideaux en damas élégamment relevés.

Sièges
          - Les sièges font également l'objet de multiples inventions. Les dossiers sont moins hauts, ils sont en général à 85 cm du sol. Les garnitures sont à élastiques. Les traverses d'entre-jambes disparaissent. Chaise à la reine : c'est une chaise légère. Chaise de table : elle est confortable et plus massive. Le Cabriolet : apparaît vers le milieu du XVIII ème siècle. La bergère : apparaît vers 1725, elle est garnie d'un coussin de plumes et est garnie sous les accotoirs. La bergère et un tabouret forment la chaise longue. La bergère à confessionnal a un dossier à oreilles. La Marquise est une bergère basse et large. Le Canapé ou sopha est un fauteuil à trois places. Le fauteuil de bureau a deux pieds placés dans l'axe de la vue de face et au milieu des traverses de ceinture de côté. Le fauteuil à poudrer a un dossier très bas. La voyeuse destinée à assister aux jeux, a un accotoir garni sur le haut d'un dossier.