Restauration de Meubles

- Les styles -

Caractéristiques du style Louis XIII

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Ciseau à bois


LE LOUIS XIII

Louis XIII 1610 - 1643

          Le style Louis XIII se place dans la première moitié du XVII ème siècle, pendant les règnes de Henri IV et Louis XIII.

Origines

          Les guerres de religion furent désastreuses pour les arts, la Renaissance n'y survécut pas. Henri IV et Sully ramènent la prospérité en France, ils encouragent les industries d'art, pensionnent et logent au Louvre des artistes. Ils créent la Manufacture des Gobelins. Paris devient le centre artistique de la France. Malgré les influences étrangères et l'affluence d'artistes étrangers en France, toute cette période fut consacrée à la recherche d'un art national. C'est cette période de recherches que nous allons étudier dans les lignes qui vont suivre. Période d'erreurs, de contradictions, mais tout de même quelquefois de réussite. Les artistes recherchent dans des voies différentes, un art qu'ils veulent national. Tout le règne de Louis XIII se passe ainsi en vicissitudes entre les influences étrangères et en lutte contre ces influences. Il faut donc considérer cette période plutôt comme une transition et non un style bien établi. A la mort de Louis XIII le style Louis XIV fait son apparition, mais l'ornement Louis XIII subsiste encore quelque temps.

Caractères du style

          Pour définir le caractère du style de Louis XIII, il est nécessaire de procéder, non par époques, comme nous l'avons fait dans le style Renaissance, mais par une énumération des diverses influences qui ont agi sur nos artistes à cette époque. Toutefois avant de procéder à cette longue énuméra-tion, nous pouvons signaler quelques traits constants, relevés en architecture, quelle que soit l'influence exercée.

Les toits sont très élevés, ils sont à deux pentes garnis de belles souches de cheminées, le sommet est souvent garni de vases ou de pots à feu. Vers la fin du style, les combles sont brisés, on les dit : toits à la mansart. Les fenêtres sont très hautes, elles occupent l'espace compris entre le plancher et la plafond. Les meneaux de pierres disparaissent ainsi que les allèges. Des châssis ouvrants, subdivisés par des petits bois, reçoivent en feuillure, des petits carreaux.

Style inspiré de la Renaissance

          Les oeuvres inspirées directement de la Renaissance sont des exceptions, elles datent du règne d'Henri IV, car des mesures d'économie obligent les architectes à plus de sobriété et ces exemples ne furent pas suivis : Baptistère Louis XIII à Fontainebleau, Hôtel Vogué à Dijon.

Style français

          L'emploi de la brique et de la pierre caractérise l'époque des règnes de Henri IV et de Louis XIII. C'est un style dépourvu d'ornements, aux lignes sobres. Il correspond bien aux mesures d'économie prises par henri IV et à l'esprit sévère du protestantisme. Les murs de briques sont renforcés par des chaînes de pierres appareillées en harpes. L'appareillage en harpe est une superposition de pierres larges séparées entre elles par une pierre plus étroite et disposées aux angles des bâtiments et aux entourages des fenêtres. Ajoutons à ces caratères : de hautes toitures recouvertes de tuiles bleues (Place des Vosges à Paris).

Influence italienne

          En Italie le style baroque suit la Renaissance et l'on distingue alors deux tendances :
- une tendance classique (Portique de St-Pierre)
- une tendance à la libre interprétation du classique.
          Peu d'édifices en France sont nés de cette influence qui n'a fait que passer la frontière italienne pour s'arrêter on Provence. Contrairement à l'époque précédente où les artistes italiens étaient appelés en grand nombre en France, c'est seulement en 1646 qu'Anne d'Autriche et Mazarin font venir une équipe de peintres d'Italie et commandent à Florence une série de meubles. Par contre, les peintres français vont faire leurs études en Italie (Vouet, Nicolas Poussin, Claude Lorin).

Influence Flammande

          L'influence flammance fût plus grande que l'influence italienne, bien que le baroque flamand soit né du baroque italien, alourdi par son passage dans les Flandres, Ce sont les Flamands qui, après notre Renaissance décadente, redonnent une vitalité artistique à la France. Henri IV pensionne et installe dans les Galeries du Louvre, des artistes flamands. De cette école nous pouvons citer la Cour de 1'Hôtel Sully à Paris et 1'Hôtel de ville de la Rochelle. Le décor est lourd et abondant.

Style inspiré de l'Antique

          Les ordres sont d'abord employés avec beaucoup de liberté. On en transforme les formes et les proportions. Les fenêtres coupent l'entablement. Les frontons s'emboitent (Pavillon de l'Horloge au Louvre). Une seule colonne franchit plusieurs étages, c'est l'ordre colossal. Ces principes furent très critiqués et c'est seulement au début du règne de Louis XIII, en 1620, que Salomon Debrosse s'impose avec son Palais du Luxembourg où il emploie l'ordre toscan à bossages. François Mansart prend sa suite, il réemoloie les ordres étagés, doriques au rez-de-chaussée, ioniques à l'étage noble, corinthiens à l'étage supérieur (Château de Maisons-Laffitte). Les ordres retrouvent alors une forme classique. Le Vau qui suivit appartient surtout à l'époque suivante.

Influence espagnole

          Cette influence est favorisée par une Espagnole, Anne d'Autriche, femme de Louis XIII, mère de Louis XIV. Elle ne s'exerce guère que surle mobilier.

Influence allemande

          C'est également on matière de mobilier que cette influence s'exerça.

Style jésuite

          C'est surtout en architecture religieuse que l'on trouve cette influence. L'église du Gésù à Rome, construite par Vignole et Délia Porta donne le modèle type de nombreuses églises construites par les Jésuites. On y trouve lacoupole, les ordres superposés, les frontons enchevêtrés et les ailerons, sortes de consoles renversées qui appuient le haut de la façade.

Ornements


          L'ornement est très influencé par le baroque flamand, style au décor opulent dont chaque élément est massif, gras et lourd, comme nous l'avons déjà dit plus haut en architecture nous ne pouvons pas donner un caractère précis de l'ornement, sans constater que si nous sommes dans le vrai pour certaines oeuvres, nous sommes absolument dans l'erreur pour d'autres présentant un caractère plus nerveux et moins lourd. Aucune autre période de notre histoire de l'art n'a donné des décors de caractères aussi différents. La seule particularité que nous pouvons affirmer concernant l'ornement Louis XIII est l'amour de nos ornemanistes pour la symétrie, amour qui subsistera jusqu'à la fin du règne de Louis XIV. La figure est interprétée, elle est grimaçante, entourée de volutes et d'enroulements de cuir, encadrée de draperies en guirlandes. Les têtes de bébés sont joufflues et souvent ailées. Par contre les végétaux sont représentés tels que la nature nous les donne : branches de palmiers croisées ou branches de lauriers croisées avec branches de palmiers. Les cartouches sont les ornements caractéristiques de cette époque. La plupart sont en principe plus gras et plus lourds. Ils sont en général aveugle c'est à dire qu'ils ne renferment aucune armoirie ni aucune inscription. Les coquilles ainsi que les cartouches sont des motifs de centre. La colonne torse, d'inspiration espagnole, est presque toujours employée dans le mobilier. ELle se rencontre tout de même quelquefois en architecture (façade de 1'Hôtel de Ville de Reims, Chapelle des pénitents au Puy).

Architecture intérieure

          L'habitation du début du XVI1 ème siècle comprend une ou deux salles de réception, suivant la fortune du propriétaire, des chambres, une garde-robes, un cabinet de travail. La salle à manger apparaît seulement à cette époque. Toutes ces pièces sont placées en enfilade, les portes vis à vis permettent de longues perspectives. La décoration intérieure est souvent plus lourde que l'architecture et si nos architectes ont souvent lutté contre le baroque italien et flamand, ils l'ont laissé s'introduire et prendre pied à l'intérieur des habitations. Les murs sont recouverts de tapisseries flamandes, de cuir doré ou gaufré de tissu et même de papier. Dans les appartements de luxe, ils sont recouverts de lambris à la mode française ou à la mode italienne.

          - Lambris à la mode française : ils sont d'une hauteur d'environ 2 mètres, et sont divisés en petits panneaux peints et ornés de paysages, de fleurs, d'animaux ou de devises (salon de Louis XIII au Palais de Fontainebleau). Les dessus de portes sont également ornés de peintures.

          - Lambris à la mode italienne : ils recouvrent toute la hauteur du mur. Des pilastres étroits s'intercalent entre les panneaux plus larges et enlèvent ainsi la monotonie de panneaux de largeurs égales.

          - Plafonds : ils sont à petites solives apparentes, décorés de peintures. Après le voyage, de Vouet en Italie, ils deviennent des ensembles de menuiserie sculptés et peints, imitant ainsi les plafonds italiens décorés de stuc.

          - Cheminées : elles sont construites à la française c'est à dire monumentales et s'appliquent sur toute la hauteur du mur. Le dessus de foyer est orné d'un cartouche et d'une peinture. C'est seulement à la fin du règne de Louis XIII que les cheminées perdent de leur importance.

Corporation des travailleurs du bois

          Henri IV reprend les règlements corporatifs de Henri III, Il accorde des privilèges aux artisans installés dans le quartier de Saint Antoine et des privilèges encore plus importants aux ouvriers qu'il installe dans les Galeries du Louvre. Il attire en France des Flamands et envoie en Hollande des menuisiers Français pour y étudier la nouvelle technique du meuble plaqué d'ébène. Sont logés au Louvre : en 1608 Laurence Staber originaire des Pays-Bas, Son brevet porte le titre de menuisier en ébène, faiseur de cabinets du Roi. Sous Louis XIII, en 1619 Pierre Boulle un Suisse, sans doute un parent du futur André Charles Boulle, son brevet porte le titre de tourneur et menuisier en meuble, en 1627 Van Opstal, Ostermayer et Equeman tous trois également originaires des Pays-Bas. Leur brevet porte menuisier de la maison du Roi. Le qualificatif d'ébéniste n'a pas été encore employé.

Sous la Régence d'Anne d'Autriche, Mazarin substitue l'influence flamande à une influence italienne. Les tristes cabinets d'ébène sont abandonnés pour des cabinets à façades plus colorée. En effet, en 1644 alors que Louis XIII était mort depuis un an, Anne d'Autriche et Mazarin logent au Louvre Jean Massé, né à Blois, mais d'une formation hollandaise. Sur son brevet il est question de menuisier en ébène et autres bois de diverses couleurs présentés par lui à la Reine Régente. Le terme de "autres bois de diverses couleurs" nous confirme bien que le triste meuble d'ébène était mort avec Louis XIII. En Jean Massé apparaît donc un marqueteur, et 1'annonce du style Louis XIV.

Fabrication et matériaux employés

          En France, jusqu'au début du XVII ème siècle, les meubles étaient construits en chêne ou en noyer sculpté. La Vogue du Cabinet en ébène, importé des Flandres et d'Allemagne depuis le début du XVI ème siècle, puis d'Italie, d'Espagne et du Portugal ensuite, amena en France une transformation dans la fabrication du mobilier de luxe dès le début du XVII ème siècle. Le meuble massif est déconsidéré, il ne s'adresse plus à la clientèle riche, il devient le meuble commercial. Les écoles régionales nous en donnent de nombreux spécimens très intéressants. La fabrication reste sensiblement ce qu'elle était à l'époque de la Renaissance, les charnières deviennent des motifs décoratifs, tournées, qui prennent le nom de fiches. Les boutons de tiroirs sont souvent des mains pendantes. Le meuble plaqué d'ébène jouit d'une vogue dont nous avons du mai aujourd'hui à considérer l'ampleur. Il est constitué d'une ossature en sapin, chêne ou noyer recouverte de moulures et de placages en bois d'ébène. La nervosité de ce bois ne permet pas son emploi en grosses épaisseurs. Moulures et sculptures sont prises dans du 8 mm d'épaisseur, les surfaces restantes sont recouvertes de placages de 1 mm. L'ébène est souvent remplacé par du poirier noirci, ce bois est en effet plus doux à l'outil, prend bien la teinte noire de l'ébène et se polit parfaitement. L'effort dans la fabrication se remarque dans la partie supérieure des cabinets,le piètement est bien souvent construit en sapin noirci. Les matériaux les plus divers entrent dans la fabrication des motifs incrustés ou de marqueterie. Sans le donner comme une règle absolue, nous pouvons dire que d'une manière générale :

En Flandre on emploie l'ivoire et l'écaillé.

En Allemagne en emploie l'ivoire ou l'os sur un fond d'ébène. En Italie on emploie l'ivoire, la nacre, l'écaillé le métal (tel que l'argent) et même les pierres précieuses.

En France on emploie d'autres matériaux comme l'étain, l'écaillé de tortue et le cuivre, Ils s'amalgament sur un même meuble vers la fin du style Louis XIII. Cette nouvelle technique, qui consiste, à habiller en matériaux précieux, une ossature en bois pauvre, est bien la naissance de 1'ébénisterie.

Caractères du mobilier

          Si les architectes ont souvent lutté contre les influences étrangères, il n'en est pas de même en matière de mobilier. Le meuble Louis XIII n'a presque rien de français.

Meubles massifs : Les bâtis sont ornés ou composés de tournages avec des réserves en forme de parallélépipède aux coins arrondis pour les assembles à tenons et mortaises. Les panneaux sont ornés de pointes de diamant aux formes diverses. Une corniche horizontale couronne le meuble, elle est composée d'une moulure très saillante et constitue une symétrie avec le socle. Meubles plaquésd'ébène : Ces meubles sont caractérisés par la ligne droite, ceci est dû probablement à la technique du placage d'ébène. En effet, cet habillage, constitué de réglets de 8 mm d'épaisseur, ne pouvait s'appliquer que sur des surfaces planes et se prêtait admirablement bien à l'exécution d'un décor géométrique essentiellement composé de droites.

Ornements du mobilier

          La nouvelle technique qui consiste à plaquer sur une carcasse de chêne de minces plaquettes de bois précieux, oblige le sculpteur à n'exécuter que des ornements méplats. De ce fait, ils sont le plus souvent gravés. Toutefois, lorsque la matière le permet, moulures et sculptures sont lourdes et saillantes. C'est encore une contradiction du style Louis XIII. On voit sur la planche ci-dessous que le caractère de ces moulures diffère de celui de la Renaissance par la rondeur, un manque do nervosité et une lourdeur générale que n'avait pas le style précédent. Lorsqu'elles sont décorées, c'est souvent par un trait de gravure et rarement par de la sculpture.


Profiles de moulures Louis XIII
Profiles de moulures Louis XIII


          On remarquera que l'oblique permettant la division des queues est obtenue par un coup de compas dont l'ouverture est divisible par le nombre de queues à obtenir ce qui nous permet de l'engendrer entre deux horizontales et d'obtenir la division également par des horizontales. Les panneaux sculptés en bas-relief représentent des scènes mythologiques ou religieuses. Ils sont entourés de moulures plates, décorées d'ondes, d'où "moulures à ondes". ELles simulent souvent un bâti en forme de polygone autour du motif central. Les ornements de la Renaissance sont conservés, mais sur le mobilier ils sont commercialisés. Les plumes, les feuilles d'acanthe, les rinceaux de feuillage sont traités plus en gravure qu'en sculpture. Les entrelacs encadrent souvent un motif central. On trouve dans le mobilier la plupart des ornements d'architecture. La colonne dite "à tambour ou à bague" si chère à Philibert Delorme, est employée dans les piètements de Cabinets. Les masques grimaçants, les têtes de chérubin ailées, les termes gainés de notre Renaissance bourguignonne, les draperies en guirlande ou en festons sont abandamment employés pendant cette période. Les ornements empruntés à la nature sont : les fleurs rassemblées dans un vase ou en guirlande et mêlées à des fruits, Les pilastres sont souvent garnis de chutes de fruits. Les palmes sont très caractéristiques de ce style, elles ornent les cartouches. Elles forment les L entrelacés et noués par un ruban du monogramme de Louis XIII. La coquille, comme en architecture, est un motif central. Elle orne souvent le cul de four d'une niche. Aux animaux, les ornemanistes empruntent : l'aigle, on trouve souvent les serres de l'aigle agrippant une boule, la tête de bélier, employée dans les accotoirs de la chaise à bras, le mufle de lion. Les tournages sont également très caractéristiques du style : la colonne torse dont nous donnons le tracé est d'inspiration espagnole. Elle est quelquefois agrémentée d'un filet dans le fond de la gorge. Le balustre est tourné court, il a un aspect lourdaud, il est en forme de vase, de toupie. Dans un travail plus riche, il sort d'un culot de feuillages. Les panneaux de meubles massifs sont ornés de pointes de diamant. Lorsque la pointe est émoussée, on les dit en forme de "tas de sable". Lorsque leur forme rayonne sur un centre, on les dit "en pointe de gâteau". Ces ornements plutôt régionaux, se rencontrent en Gascogne, en Guyenne et en Bourgogne. Les panneaux à moulures tournées, en forme de macaron, sont d'origine bretonne.

Mobilier de l’époque

Armoire
          - De plus en plus l'armoire remplace le coffre. Les petites sont posées sur un piétement à pieds tournés. Les plus grandes sont d'abord en forme carrée à quatre portes, deux vantaux dans la partie basse et deux vantaux dans la partie haute. Par la suite, l'armoire est à deux corps, le coros inférieur plus profond et plus large que le corps du haut. Ensuite les deux coros sont de même dimension et sont séparés par un ou deux tiroirs. Les armoires régionales ont des particularités qui permettent de reconnaître leur lieu d'origine.

Bretagne : les panneaux sont souvent décorés de moulures circulaires. Certaines parties du meuble sont ajourées et garnies de petits balustres.

Bourgogne: les meubles bourguignons sont toujours les meubles régionaux les plus chargés en moulures et sculptures, comme pendant la Renaissance.

Gascogne : les armoires de Gascogne ont presque toujours des tiroirs placés sous les portes, directement au-dessus du socle.

Buffet
          - Le Buffet a d'abord les mêmes caractéristiques que l'armoire, il est à deux corps et prend assez souvent le nom de cabinet. Vers la fin du siècle, le corps du haut disparait et l'on pense alors à le remplacer par un vaisselier à deux ou trois tablettes.

Bureaux
          - Le bureau est né au début du siècle de la table et du cabinet, La différence de profondeur entre les deux corps du cabinet a été augmentée afin de laisser sur le corps du bas un emplacement pour écrire. Le corps du haut est garni comme dans le cabinet de nombreuses layettes. Par la suite le cabinet est supprimé et les tiroirs sont placés en ceinture de chaque côté des jambes. C'est la naissance du bureau ministre.


Bureau Louis XIII
Bureau Louis XIII


Cabinet
          - Le cabinet est le meuble qui eut le plus de vogue au XVII ème siècle. C'est sur lui que fut expérimentée toute la technique qui consistait à habiller d'ébène une carcasse de chêne. Il se compose de deux corps. Le corps inférieur constitué de colonnes reliées par une ceinture, le corps supérieur est à deux portes et nombreuses layettes intérieures. Le cabinet allemand est en principe d'un caractère plus architectural, à deux corps égaux emportant chacun deux portes décorées d'un portail avec fronton, quelquefois une partie centrale du corps du haut forme tabernacle.


Cabinet Louis XIII
Cabinet Louis XIII


Coffre
          - Le coffre reste le cadeau de mariage. Il est richement décoré et se olace très souvent sur un piètement, mais il faut plutôt le considérer comme un grand coffret. Le coffre d'antan sert encore de siège dans l'antichambre, mais n'existe plus guère que dans les intérieurs modestes.

Lit
          -- Rideaux et cantonnières ne laissent pas de bois apparent. A partir de la deuxième moitié du XVII ème siècle, il est placé dans une alcôve. Le lit d'ange est à ciel plus court que le lit. Vers 1630 apparaît le lit de repos.

Sièges
          - Les sièges sont caractérisés par le tournage en chapelet ou à spirale et une garniture fixe.


Fauteuil Louis XIII
Fauteuil Louis XIII